• Quelques histoires de Cafougnette

    Quelques nouvelles de Cafougnette ...

    Cafougnette suit le convoi d’un enterrement. Un de ses amis vient le rejoindre et dit :
    - Alors Cafougnette ! J’ai chu que t’femme, cha n’allot pas tros fort ! Commint qu’all’va ? Et Cafougnette, montrant le corbillard :
    - Comme té vos... Tout duch’mint !

    Cafougnette est en train de sculpter une statue de Sainte-Barbe. Un de ses camarades s’approche et le regarde faire.
    - Ch’est du boulot, hein ?
    - Mais nan, innochint, ch’est du quêne !

    Cafougnette se rend au commissariat et déclare :
    - Monsieur l’commissaire, em’femme all’ a disparu !
    - Depuis combien de temps ?
    - Cha va bétôt faire un an !
    - Et c’est seulement maintenant que vous venez signaler sa disparition ?
    - Bin, j’osos pas l’croire !

    Madame Cafougnette va chez le médecin toutes les semaines.
    - Docteur, j’cros qu’min coeur i bat trop vite !
    - Docteur, j’cros qu’mes boïaux i sont loïés !
    - Docteur, j’cros que j’vas pas passer l’hiver ! À chaque fois, le médecin la rassure. Puis il ne la voit plus pendant six mois. Un jour, elle réapparaît dans son cabinet.
    - Ah ! Ch’a fait longtimps que je ne vous avais pas vue !
    - J’n’ai pas pu v’nir ! J’ai été malate !

    À l’école, l’instituteur demande au petit Cafougnette d’aller au tableau pour corriger un problème :
    - Ton père achète 10 litres de vin à 1,50 le litre. Combien ça lui fait ?
    - Oh, avec min père, cha li fait 2 jours !

    Cafougnette se rend au commissariat et déclare :
    - Monsieur l’commissaire, em’femme all’ a disparu !
    - Depuis combien de temps ?
    - Cha va bétôt faire un an !
    - Et c’est seulement maintenant que vous venez signaler sa disparition ?
    - Bin, j’osos pas l’croire !


    In savo bin ,qu’in éto intelligin...

    Un Marseillais, un Parisien et un Chti découvrent un génie. Le génie leur dit : "jetez n’importe quoi dans l’océan si je le retrouve vous mourrez. Si je ne le retrouve pas vous deviendrez l’homme le plus heureux du monde."

    Le Marseillais jette un cure-dent au large du Frioul, le génie le retrouve, le marseillais meurt.

    Le parisien jette un clou à la Pointe du Raz, le génie le retrouve, il meurt aussi.

    Le Chti (les plus intelligents du monde) jette quelque chose au large de Boulogne sur mer. Le génie cherche, cherche, cherche, recherche et recherche encore. A bout de force, le génie lui demande : "qu’as-tu jeté ?" Le Chti lui répond : "Hé Biloute, te peux toudis cacher , ch’éto un Efferalgan !!!"


    voici quelques autres phrases courantes de ch’Nord ... :

    Vous savez que vous êtes du Nord parce que :
    Vous avez au moins une fois déjà comblé un ptit creux à la chicorée à 6h du mat’
    Petit vous aviez des crayons de bois et non pas des crayons à papier
    Vous comprenez le mot babache (et tant pis pour les babaches autour qui ne comprennent pas)
    En voiture on vous dit ’remonte le carreau’, vous savez quoi faire !
    La ducasse n’est pas pour vous uniquement une bière
    Prononcer le t à la fin du mot vingt ne vous paraît pas bizarre
    Il ne pleut pas c’est qu’il fait beau !
    Vous savez ce qu’est de la cassonade
    Vous lavez par terre avec un racleau et une wassingue
    Vous dites ’mettre la porte contre’ et la plupart des gens comprennent
    Vous dites marcher à pied de chaussettes
    Vous ne prenez pas les baraques à frites pour des gens du voyage.
    Il drache... on sort couvert
    Vous ne confondez pas la voix du Nord avec une ligne de train
    Vous n’avez jamais prétexté une grève quelconque quand vous arrivez en retard au taf.
    La définition du mot froid vous semble vraiment différente dans le sud
    Vous regardez "A s’barraque" de Dany Boon sans les sous-titres
    Vos doigts sentent la moule le premier week-end de septembre
    La pluie ne vous empêche pas de sortir
    Les frites avec de la mayo et du vinaigre ça vous parait normal
    Dès le moindre rayon de soleil, vous squattez les terrasses (même en plein hiver).
    Vous dîtes "s’il vous plaît" en tendant la monnaie pour payer vos achats
    Pour vous, le gris est une couleur
    Vous savez prononcer Pot’je vlees (mais vous savez peut-être pas l’écrire)
    Vous trouvez le clapotis de la pluie romantique
    Vous savez que Rijsel et Lille ne font qu’une
    Une semaine sans patate c’est impossible !
    Pour vous, le carnaval à ne surtout pas manquer ce n’est ni Rio ni Nice mais celui de Dunkerque
    La phrase "je t’appelle et je te dirai quoi" n’est pas pour vous une bizarrerie mais un apport futur d’information
    Petite leçon de Ch’ti, pour ceux de ch’Nord et ceux d’ailleurs...
    A TOUS CHEUX QUI NE CONNAITRO PAS LE CH’TI : cha vaut l’peine eud s’y mette !

    BONUS 1 : Une histoire vraie arrivée à Saint Amand, dans le Nord (Oui, tout est possible dins ch’Nord) racontée par une copine prof :
    Une élève répond au joli prénom de Merline...
    Par curiosité, lors d’une réunion, la prof demande à la mère : ’ Merline, le féminin de Merlin ?’Et la mère de répondre :
    ’ Ben nan, Merline, comme Merline Monroe quoi !’

    BONUS 2 : Un copain médecin, nous en a raconté une du même type :
    Lors d’une auscultation à l’hosto, il rencontre une mère et son fils ’CLITISS’.
    Curieux aussi, il a demandé à la mère d’où venait ce prénom...
    Attention très fort ...
    Ben, Clitiss comme Clitiss Wood ! !!

    Che chré bédo d’garder tout sa rien k’pour ti...


    De Gérard LEROY

    Cafougnette est caporal : il s’occupe de l’orientation des jeunes soldats.
    - Quo qu’te fesot ti dins l’civil ?
    - J’étais interprète : je suis polyglotte.
    - Quo qu’ché qu’te toules ? Cha veut dire quoi cha ?
    - Eh bien ! Je posséde cinq langues !
    - D’accord ! T’iras t’occuper de ch’courrier ! Te colleras chés timbres !!

    Cafougnette bégaie quand il prononce la lettre B et il n’ose jamais commander une bière.
    - Patron ! Eune limonate !
    Cela dure jusqu’au jour où il se confie au patron.
    - Te n’sais nin prononceu les B et ché pour cha qu’te t’prives d’bière ? Mais qu’t’es biête ! T’n’as qu’à commindeu un d’mi !
    - Cha alors ! J’n’y avos jomais pinsé ! Mets-me un d’mi !
    - Ché parti ! Eune blonde ou bin eune brune ?
    - Euh...euh... eune limonate !

    Cafougnette a loué un bateau avec un ami : ils font une bonne pêche.
    Cafougnette demande à son camarade s’il n’a pas une craie.
    - Pourquoi qu’te veux eune craie ?
    - Pour faire eune crox au fond de ch’batieau pour eurpérer l’indrot l’prochaine fos qu’in vient à l’pèque.
    - Non, j’n’ai nin d’craie ! Et puis d’toutes façons, rin n’dit qu’in aura l’même batieau, l’prochaine fos !!!

    Au café, Cafougnette laisse toujours payer les consommations par des copains.
    - Armettez-nous 3 ricards !
    - Allez ! A nous les copains ! Et puis, y faut qu’je dépêche, m’fème elle m’atind ! A d’main mes camarates !
    Le lendemain, ses deux camarades commandent 2 verres.
    - Si t’in veux un, Cafougnette, commande le ti même !
    Alors, Cafougnette commande son verre et va le boire seul à une table.
    Quand son verre est vide, avec une paille, il fait semblant de pêcher dedans.
    - T’as vu, Cafougnette, quo qu’y fait ? Cha n’li réussit nin d’boire sin verre tout seu !
    - Mais quo que t’fabrique, Cafougnette ?
    - Bin, te l’vos bin ! J’pêque !
    - Te pêques dins un verre vide ?
    - Te l’vos bin !
    - Et, Quo qu’te prinds ?
    - Bé, si te me l’demandes, j’vas prinde un ricard, avec vous z’autes !

    C’est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage patois prononcé.
    L’institutrice commence :
    - Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
    Un premier enfant lève la main et dit :
    - Mi, à Noël, j’ai eu eune poupée qui piche et qui cante
    - On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante".
    Un autre enfant lève la main et dit :
    - Mi, à Noël, j’ai eu eune carette qui fonce à toute berzing
    - On ne dit pas cela comme ça, dit l’institutrice. On dit : "Moi , à Noël, j’ai eu une voiture qui roule à toute allure".
    Le petit Cafougnette lève la main et dit :
    - Mi, à Noël, j’ai eu in vélo
    - C’est très bien, dit l’institutrice, et un beau ?
    - Nin, in fer

    Cafougnette rencontre un copain qui lui dit :
    - Hier, in rintrant à m’mageon, j’ai trouvé m’fème, dins l’lit, couquée avec un lumbago !
    Cafougnette lui répond :
    - Te sais, y n’faut pu s’étonneu d’rin ! Et à ch’t’heure y faut faire attintion avec chés étringers ! Mi m’belle-soeur, elle s’est bin fait séduire par sin méd’cin, ché suremint un Irlandais, vu qu’ch’est un nommé O’Pat.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :